Anelka Video

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# Posté le vendredi 18 août 2006 05:06

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Voila l'interview que nico a fait dans l'equipe par jerome touboul un tres bon journaliste
nico dit pleins de chose super interessante come d'habi il ne parle pas pour rien dire come la plupart des joeurs

Avant de revenir à Fener après avoir passé ses vacances en studio avec Doc Gynéco pour un album qui sortira au printemps, Nicolas Anelka a accordé dans le quotidien l'Equipe une interview exclusive. L'ancien attaquant du PSG revient sur plusieurs points, sa saison en Turquie, son retour chez les bleus et donne aussi son avis sur le limogage de Laurent Fournier...Interview

COMMENT JUGEZ-VOUS votre première moitié de saison ?J'ai fait de très bons matches avec Fenerbahçe. J'étais un peu fatigué avant la trêve. Je ne vais pas dire que j'ai retrouvé mon niveau parce que je ne l'ai jamais perdu. Disons que je sais que je suis à un bon niveau.

Pourquoi vous sentez-vous mieux à Fenerbahçe que la saison dernière ?Avant, je jouais à droite. Ce n'est pas mon poste, même si je pense m'en être bien sorti. Depuis le début de cette saison, je joue dans l'axe, entre attaquant et numéro 10. Je redescends beaucoup, c'est le jeu que je préfère. Je participe au jeu tout en restant dans l'axe. Je me procure plus d'occasions.

Jouer la Ligue des champions, c'était pour vous l'occasion de savoir ce que vous valiez encore au plus haut niveau ?Exactement. Et cela a été une grosse satisfaction de voir que j'avais le niveau. Je le savais déjà, mais je voulais une confirmation parce que ces matches, j'avais fini par ne les voir qu'à la télé. C'est vrai qu'on a été plus faibles que nos adversaires, c'est vrai que je n'ai pas marqué un but dans cette compétition mais je suis conscient de ce que je pourrais réaliser dans une équipe plus forte. Vous savez, à Fenerbahçe, je ne joue pas pour être le buteur ou la star de l'équipe. Je joue pour gagner. À Manchester City, je marquais souvent, mais je ne gagnais pas.

Quand quitterez-vous ce club ? L'été prochain ?Je ne sais pas. Peut-être cet été, ou bien quelques mois après. Ça dépendra des propositions. Le club comprend ma position : je suis venu jouer la C 1 et aider le club à passer le premier tour. Ça n'a pas marché. La saison prochaine, on sera sans doute encore qualifiés et, si je dois rester, je resterai, ce ne sera pas un problème.

En cas de départ, où vous verriez-vous ?En Angleterre.

À quel moment avez-vous senti que vous pourriez être rappelé en équipe de France ?(Il sourit.) À aucun moment ! Je ne pensais vraiment pas revenir chez les Bleus. Ce que je sais, c'est que, même si ce n'est pas le même niveau qu'en Angleterre, j'ai réalisé de très bons matches avec Fenerbahçe, des matches comme je n'en avais jamais réalisés avec City. Mais bon, en étant en Turquie, je ne me suis jamais dit que j'allais revenir en équipe de France...

Raymond Domenech vous a-t-il expliqué à quel moment vous aviez marqué des points ?
Non. Il m'a dit qu'on devait oublier nos histoires dans les journaux, qu'on s'en foutait et que le plus important, c'était le terrain. Je ne l'ai pas senti rancunier. On a très bien parlé, tranquillement.

Cette fois, vous avez donc aplani votre différend avec un sélectionneur...Vous savez, à chaque fois que j'ai eu des « problèmes » avec des sélectionneurs, c'est parce qu'il n'y avait pas de dialogue. Quand j'ai eu un problème avec (Jacques) Santini, on ne s'était pas parlé, hormis cinq minutes dans un vestiaire. Il m'avait dit des choses, mais ses choix étaient en contradiction avec son discours. (Aimé) Jacquet, je l'ai eu vite fait, donc on ne s'est pas vraiment parlé. Roger Lemerre, lui, est une personne spéciale. C'est difficile de dialoguer avec lui. Un coup, il dit « tu », un coup, il dit « vous »... Tu ne comprends pas pourquoi. Pour moi, tu ne dis pas « tu » quand tout va bien et « vous » quand tout va mal...

Quand vous êtes entré sur le terrain en Martinique, dans quel état d'esprit étiez-vous ?Je ressentais beaucoup de pression. Mon retour avait fait beaucoup de bruit. Et si je m'étais déchiré, je dégageais peut-être pour toujours de l'équipe de France... La pression, j'en ai eu, j'en ai, j'en aurai. Mais un retour en équipe de France, en plus en Martinique, ce n'était pas rien. Les Antillais connaissent le foot. Dans ce match, il fallait à la fois offrir un peu de spectacle et montrer que tu avais le niveau. Je n'ai pas disputé le meilleur match de ma vie. Mais j'ai su donner le minimum qu'on pouvait attendre de moi.

Trois ans et demi après votre dernière sélection, quel regard avez-vous porté sur ce nouveau groupe France ?Pour cette nouvelle génération, ce n'est pas facile d'arriver derrière les champions du monde et d'Europe. En France, les gens attendent que les Bleus gagnent à nouveau la Coupe du monde. Mais c'est très difficile ! Aujourd'hui, il n'y a peut-être que le Brésil qui peut y parvenir à chaque fois. L'attente des gens met beaucoup de pression. Redonner ce que l'équipe de France a déjà donné, c'est dur. Vraiment.

Le retour de Zidane ne contribue-t-il pas à entretenir certaines illusions ?Il ne faut pas se rajouter de la pression avec ça. Il était là en 1998 et 2000, mais aussi en 2002 et 2004. Ça veut dire que ça peut passer comme ne pas passer. 2002, c'était pratiquement la même équipe qu'en 2000 et, pourtant, c'était n'importe quoi... Le foot est tellement bizarre qu'on ne peut jamais rien prévoir.

Vous avez toujours dit ne pas avoir été contrarié par le fait de manquer les Coupes du monde 1998 et 2002. Mais rater celle qui se profile, alors que vous aurez vingt-sept ans l'été prochain, ce ne serait pas l'immense frustration de votre carrière ?(Il sourit.) Non, parce que je sais que je n'ai jamais été jugé sur mes qualités sportives. Alors, ça ne me fait rien. Je vais vous dire une chose : si je m'étais pris la tête avec le fait de ne pas avoir joué ces Coupes du monde, je ne serais pas là aujourd'hui. J'aurais pu me noyer. C'est sûr, même. Pour moi, ce qui est arrivé devait arriver. Je l'accepte. Quand je ne joue pas une Coupe du monde, je tourne la page et je me dis que je suis en vacances.

Qu'est-ce qui vous aide à laisser glisser ainsi les événements sur vous ?Je suis croyant. Je sais que je n'accomplis pas de mauvaises choses sur cette terre, que je ne suis pas un mauvais gars. J'accepte ce qui m'arrive et je vis ma vie.

De quel attaquant français vous sentez-vous le plus complémentaire ?Je n'ai pas trop joué avec David (Trezeguet), plus souvent avec Thierry (Henry) et une seule fois avec Djibril (Cissé). Vu que mon jeu a évolué avec le temps, je pense pouvoir jouer avec les trois. Quoi qu'il arrive, je ne jouerai pas en pointe. Je pourrais le faire, mais ça me saoulerait de le faire si jamais je devais être rappelé chez les Bleus. Là où je suis le mieux, c'est en retrait d'un avant-centre. J'aime redescendre pour chercher les ballons. Pourquoi ? Parce que j'ai tellement eu l'habitude de ne pas être servi comme je l'espérais que je me suis mis à jouer comme ça. Je peux faire tellement d'autres choses sur un terrain que de rester devant à attendre un ballon. En pointe, je suis frustré alors que, quand je reviens derrière, je peux dribbler, faire le spectacle, accélérer, passer. En pointe, tu ne le fais pas. David, lui, il maîtrise ça très bien. Il est extraordinaire. Tu cherches quelqu'un en pointe ? OK, David Trezeguet est là !

Sa force est d'être toujours au bon endroit ?Oui, on n'a jamais vu ça ! Je peux faire les mêmes choses que lui, si la balle touche un poteau ou est déviée, elle n'arrivera pas sur moi. Et elle arrivera sur lui ! David est le joueur parfait pour jouer dans la surface de réparation.

Dans quelle fonction vous voit le sélectionneur ?On n'en a pas parlé. À Thierry et à moi, il nous a juste dit que l'un devait se tenir en pointe et l'autre plus en retrait. Il s'est avéré que c'est moi qui ai joué plus en retrait.

Vous considérez-vous en concurrence avec Cissé ?Non. On n'a pas vraiment le même jeu. Maintenant, on est peut-être en concurrence dans le choix de l'entraîneur.

En octobre, vous aviez remis en question les sélections de Cissé au prétexte qu'il n'était pas titulaire à Liverpool...C'est la première personne que j'ai croisée quand je me suis rendu au rassemblement avant de partir aux Antilles. Il n'y a pas eu de problème. En plus, maintenant, il marque avec son club.

Où situez-vous le niveau des Bleus à cinq mois du Mondial ?Tout ça me rappelle 1998. À l'époque, personne ne pensait que la France serait championne du monde. Avant la compétition, les matches étaient tendus. Les gens disaient : « C'est quoi, cette équipe de France ? » Aujourd'hui, tout le monde se dit que la France va dégager au premier tour. C'est vrai qu'elle a eu beaucoup de mal à se qualifier, mais c'est aussi une bonne chose car cette équipe sera moins favorite. Elle aura un peu moins de pression.

Qui est le favori de la Coupe du monde ?
Le Brésil est vraiment costaud. Mais il l'était aussi en 1998... Sur un match, tu peux le battre.

Avec Ronaldinho, les Brésiliens ont...(Il coupe.) Pour moi, « le » joueur, c'est Ronaldo. Si le Brésil doit aller loin, c'est lui qui fera la différence. Même s'il prend quarante kilos, il restera Ronaldo.

Vous venez de passer vos vacances en Martinique, un mois après y avoir joué avec les Bleus. Éprouvez-vous le besoin d'un retour aux sources ?(Il sourit.) En fait, ce voyage était prévu avant ma sélection. Je n'y étais pas allé depuis 2000. Je voulais voir mes grands-mères, qui sont un peu malades. En plus, en novembre, je n'avais pas eu le temps de voir toute la famille.

Vous préparez un album de rap, vous vous lancez dans la mode en sortant une ligne de vêtements à votre nom en Turquie... Avez-vous le sentiment de vous accomplir complètement, de ne plus vivre caché ?Je vivais caché quand je jouais au PSG. À Paris, la situation était très difficile à gérer. Depuis que je ne suis plus en France, je vis bien dans le foot et en dehors. En Turquie, j'ai l'opportunité de lancer des vêtements, d'autant que beaucoup de fabricants sont basés là-bas. Ce sont des fringues très simples et très « rue », des tee-shirts pas trop larges, des jeans, des pulls classe à porter au-dessus d'une chemise, etc. Le disque, c'est un délire, même si je n'aime pas ma voix. Il faut s'amuser dans la vie. Tous les footballeurs aiment le rap et tous les rappeurs aiment le foot. Sauf qu'un rappeur, il ne peut pas jouer en D 1. Moi, j'ai cette chance et celle de pouvoir faire de la musique.

Vous êtes arrivé à Paris mardi dernier, le jour où Laurent Fournier était démis de ses fonctions d'entraîneur au PSG. Qu'en avez-vous pensé ?C'est n'importe quoi ! Je pense que « Lolo » était très bien pour le PSG. C'est un joueur, donc il comprend les joueurs. On m'a dit qu'il était très gentil, peut-être un peu trop. Mais il y a des gens qui voient les choses autrement, qui veulent des résultats tout de suite. Or, c'est impossible. À Lyon, ça ne s'est pas passé comme ça. Ils ont pris le temps. Tu ne peux pas virer un entraîneur sans raison. Paris n'est qu'à un point du deuxième. En plus, les joueurs voulaient que « Lolo » reste... Les présidents, parfois, ils font un peu n'importe quoi.

Aujourd'hui, qu'est-ce qui vous fait encore avancer ?L'idée de retourner dans un grand club. Je voudrais avoir une deuxième chance d'y jouer. C'est pourquoi je donne le maximum avec Fenerbahçe. Et puis, surtout, je joue pour mes parents. Je suis heureux quand ils le sont et ils sont heureux quand je joue bien. Pour que je sois bien dans ma vie, il faut que mes parents se sentent bien.

Toujours pas de mariage en vue ?Avec mon amie, on y pense. À avoir un enfant, aussi. (Il rit.) Mais ça, c'est Dieu qui choisira le jour et l'heure !

Si vous deviez vous définir en trois mots ?(Il réfléchit.) Je vais dire : très, très simple. Je parle de ma personnalité, pas de mes voitures ! Vous savez, j'aurais pu me montrer partout, dans plein de soirées, mais je ne suis pas comme ça. On a toujours parlé de moi par rapport au foot. Parfois, j'ai fait des trucs que je ne voulais pas faire, mais j'étais obligé vis-à-vis des sponsors. Moi, mon truc, c'est le foot, pas les conférences de presse. J'ai toujours demandé qu'on parle peu de moi. Mais les gens l'ont mal compris depuis le départ. Ils ont pensé que je me la racontais. Ça n'a jamais été le cas. Ce qui est triste, c'est que, sur mes dix années de foot, les gens n'ont retenu que les deux saisons et demie qui se sont mal passées entre Madrid et le PSG.

Que peut-on vous souhaiter pour 2006 ?Etre champion avec Fenerbahçe.

Vous ne nous ferez pas croire que vous ne pensez qu'à ça...Pourquoi pas être dans le groupe qui ira à la Coupe du monde ? Pour l'instant, j'ai la santé, ça marche avec mon club. (Il sourit.) Après, pour l'équipe de France, il n'y en a que deux qui peuvent savoir : Dieu et le sélectionneur... »

# Posté le vendredi 18 août 2006 04:31

Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:12

Anleka

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# Posté le vendredi 07 avril 2006 03:42

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# Posté le lundi 27 mars 2006 02:12

Modifié le lundi 09 juillet 2007 11:00

Anelka BIO

Anelka BIO
Pays France

Age 26 ans

Date de naissance 14 mars 1979

Lieu de naissance Versailles

Taille 1m84

Poids 77 kg

Poste Attaquant

Club actuel Fenerbahçe

Palmarès

Titres Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2001 (FRANCE)
Vainqueur du Championnat d'Europe en 2000 (FRANCE)
Vainqueur de la C1 en 2000 (Real Madrid)
Champion d'Angleterre en 1998 (Arsenal)
Champion de Turquie en 2005 (Fenerbahçe)
Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 1998 (Arsenal)


1er Match en D1 Monaco - PSG : 1-0 le 07/02/1996

1ère sélection (Stockholm) Suède - France : 0-0, le 22 avril 1998

Sélections 31 sélections, 7 buts

# Posté le vendredi 17 mars 2006 17:54

Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:11